Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/80

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différentes des attractions et répulsions électriques ordinaires ;

4° Tous les phénomènes que présente l’action mutuelle d’un courant électrique et d’un aimant, découverts par M. Œrsted, que j’ai analysés et réduits à deux faits généraux dans un Mémoire précédent, lu à l’Académie le 18 septembre 1820, rentrent dans la loi d’attraction et de répulsion de deux courants électriques, telle qu’elle vient d’être énoncée, en admettant qu’un aimant n’est qu’un assemblage de courants électriques qui sont produits par une action des particules de l’acier les unes sur les autres analogue à celle des éléments d’une pile voltaïque, et qui ont lieu dans des plans perpendiculaires à la ligne qui joint les deux pôles de l’aimant ;

5° Lorsque l’aimant est dans la situation qu’il tend à prendre par l’action du globe terrestre, ces courants sont dirigés dans le sens opposé à celui du mouvement apparent du Soleil ; en sorte que quand on place l’aimant dans la situation contraire, afin que ceux de ses pôles qui regardent les pôles de la Terre soient de même espèce qu’eux, les mêmes courants se trouvent dans le sens du mouvement apparent du Soleil ;

6° Les phénomènes connus qu’on observe lorsque deux aimants agissent l’un sur l’autre rentrent dans la même loi ;

7° Il en est de même de l’action que le globe terrestre exerce sur un aimant, en y admettant des courants électriques dans des plans perpendiculaires à la direction de l’aiguille d’inclinaison, et qui se meuvent de l’Est à l’Ouest, au-dessous de cette direction ;

8° Il n’y a rien de plus à l’un des pôles d’un aimant