Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/97

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on peut aussi la constater à l’aide du conducteur mobile qu’on voit dans la figure 9 de la planche première du Tome XVIII des Annales de Chimie et de Physique, relative à la description d’un de mes appareils électro-dynamiques, et qui est représenté ici (fig. 1). On place pour cela un peu au-dessous de la partie inférieure dee′d′ de ce conducteur, et dans une direction quelconque, un conducteur rectiligne horizontal plusieurs fois redoublé AB, de manière que le milieu de sa longueur et de son épaisseur soit dans la verticale qui passe par la pointe X et autour de laquelle tourne librement le conducteur mobile. On voit alors que ce conducteur reste dans la situation où on le place ; ce qui prouve qu’il y a équilibre entre les actions exercées par le conducteur fixe sur les deux portions égales et opposées de circuit voltaïque bcde, b′c′d′e′, qui ne diffèrent que parce que, dans l’une, le courant électrique va en

    plans perpendiculaires à l’axe, doivent se rapprocher du milieu de l’aimant d’une partie de sa longueur d’autant plus grande, que les plans d’un plus grand nombre de courants sont ainsi inclinés et qu’ils le sont davantage, c’est-à-dire d’autant plus que l’aimant est plus épais relativement à sa longueur, ce qui est conforme à l’expérience. Dans les fils conducteurs pliés en hélice, et dont une partie revient par l’axe pour détruire l’effet de la partie dos courants de chaque spire, qui agit comme s’ils étaient parallèles à l’axe, les deux circonstances, qui, d’après ce que nous venons de dire, n’ont pas nécessairement lieu dans les aimants, existent au contraire nécessairement dans ces fils ; aussi observe-t-on que les hélices ont des pôles semblables à ceux des aimants, mais placés exactement à leurs extrémités, comme le donne le calcul.