Page:Anatole France - Les Contes de Jacques Tournebroche.djvu/185

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Et, pour charmer sa misère, il composait, dans la manière des aïeux, un chant rempli de menaces et de plaintes, et tout coloré par les images des montagnes et des forêts natales, dont il rappelait le souvenir dans son cœur.

Des femmes, tenant leur enfant pressé contre leur mamelle, vinrent le regarder avec curiosité et lui firent des questions sur son pays, sa race, les aventures de sa vie. Il leur répondit avec douceur. Mais son âme était triste et agitée par une cruelle inquiétude.