Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/132

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Le pourpier est un souverain remede contre les Vers des intestins, mais on ne devineroit pas par quel endroit : c’est parce qu’il contient du mercure qui est si bon contre les Vers. On doit cette découverte à un Auteur Chinois. Il y a, dit-il[1], un moyen de se procurer du mercure à peu de frais : il n’y a pour cela qu’à prendre de petites feuilles de cette plante, les broyer dans un mortier, avec un pilon de bois d’Acacia, les exposer au soleil levant, & les laisser à cette exposition durant trois jours ou environ ; puis lorsqu’elles sont séches, les faire bruler legerement ; enfermer ensuite cette poudre dans un vase de terre vernissé, le bien boucher, l’enfouir dans la terre, & l’y laisser quarante-neuf à cinquante jours ; après quoi retirer le vase, l’on y trouvera le vif-argent bien formé.

L’on vend à Pekin deux sortes de mercure, l’un qui se tire des mines, & qu’on appelle Chan-choui-in, & l’autre qui se tire de certaines plan-

  1. XXIII. Recueil des L. Ed. & Cur. pag. 458. 59. & suiv.