Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/136

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On dissout l’hiere picre dans un peu de vin blanc, ou bien on la mêle avec un peu de diaphœnic, ou on en fait des pilules avec un peu d’agaric & de syrop d’absynthe. La poudre d’orange amère se prend dans du vin. Borel la recommande fort, & il dit avoir vu un Ethique abandonné de tous les Médecins, auquel ce remede pris jusqu’à trois fois, fit rendre force Vers, & procura la guérison[1], la dose est un gros chaque fois.

Pour les enfans bien jeunes, on peut faire infuser dans l’eau de pourpier quatre scrupules de rhubarbe, avec six grains de canelle, passer le tout à travers un linge, & dans la colature dissoudre une once de syrop de chicorée simple, & avant que l’enfant prenne ce breuvage, lui donner un lavement de lait, pour attirer les Vers par bas.

Ou bien.

Faire infuser un gros & demi de rhubarbe dans un verre d’eau de pourpier, passer cela à travers un linge le lendemain matin, & le

  1. Borell. observ. medicophy. cent. 1. observ. 90.