Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/137

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donner à boire à l’heure ordinaire du réveil ; réitérer le breuvage deux fois par semaines, jusqu’à ce que la corruption du corps soit évacuée. On peut ajouter à cette purgation, pour la rendre plus forte, une once de syrop de chicorée, composé de rhubarbe ; si c’est un enfant délicat, il suffira de demi-once. Le suc de verveine est encore un bon remede[1].

J’ai mis le sucre au rang des choses qu’il faut éviter, pour se garantir des Vers ; mais cependant quand il est pris en grande quantité, il ne laisse pas quelquefois de tuer les Vers, & de les chasser. Aldrovandus parle d’une petite fille, qui pour en avoir mangé un gros morceau, rendit un grand nombre de Vers par bas ; le miel fait le même effet quand il est pris à pleine cuillere. Mais il est bon là-dessus d’avoir égard à la remarque que nous avons faite p. 216. l. 20. 21. &c.

Les pommes douces, nommées en Latin Melimela, font faire aussi beaucoup de Vers ; les raisins séchés au Soleil ont la même vertu, étant

  1. Monard. lib. 3. simpl. medicam. ex novo orbe delator. cap. de verbenâ.