Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/89

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


moyen. Il consulta pour cela les Livres de sa Profession, & n’y trouvant rien qui lui convînt, il prit le parti de consulter les Médecins d’Amiens & d’Abbeville. Les uns lui ordonnèrent d’introduire dans l’oreille de son fils, l’huile d’amande douce, l’huile de cumin, l’eau-de-vie ; les autres, d’y seringuer l’eau de mercure, avec l’huile de térébenthine. Il suivit ce dernier avis, & dès le lendemain, il vit avec étonnement sortir cinq de ces insectes par l’oreille gauche ; car auparavant ils ne sortoient que par la droite. L’enfant en rendit ensuite plusieurs autres, après quoi il fut huit à neuf mois sans ressentir aucune douleur, & sans rendre aucun Ver, mais depuis la fin du mois de Mai 1725. jusqu’au 24. Juillet de la même année, il en rendit indistinctement par l’une & par l’autre oreille, au moins cent vingt.

Les douleurs dont le jeune garçon se plaignoit alors, & qui ne duroient qu’un moment, se faisoient sentir, ainsi qu’il le désignoit, le long des muscles cretaphyles, jus-