Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/90

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qu’à la suture coronale, aussi-bien qu’à la surface coronale, depuis la suture jusqu’à la racine du nez. Il étoit d’une bonne santé, & d’une complexion plus forte que les autres enfans de son âge. Il avoit eu cependant deux foiblesses depuis ces jours-là, sans perdre la raison, & son teint devint plus blanc qu’il n’étoit auparavant.

Le pere de l’enfant tenta ensuite un nouveau remede, qui fut de seringuer dans les oreilles de son fils, une expression d’amers. Ce remede eut d’abord peu d’effet, mais M. Laffite, (c’est le nom du père) ne voulant point y renoncer, crut devoir le fortifier par de nouveaux amers, & y faire entrer une dose d’eau de mercure. Il en fit l’épreuve le premier Octobre 1725. & l’ayant continuée pendant six jours lui & sa femme virent sortir des oreilles de leur enfant pendant ces six jours, quatre-vingt-deux Perce-oreilles, outre plusieurs autres qui furent trouvés dans son lit ; & il ne se passa presque aucun jour, jusqu’à la fin de l’Automne, qu’il n’en sortît de