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ANNALES DE LA SOCIÉTÉ J. J. ROUSSEAU

modements et retouches qu’on pourrait trouver[1]. En avril 1761, il renonce à s’occuper de ce projet d’une édition française. Le livre restera tel qu’il est[2].

Rousseau avait été intégralement payé. En mars 1759, Rev promettait de verser les quatre-vingt dix louis dans le courant de l’année. Mais le 1er juin, l’auteur n’avait encore rien reçu. Le 11 juin Rey explique qu’il s’est arrangé avec M. de Saintvenant de Rouen qui se chargera de payer à Rousseau quatre cents livres en mai, autant en juillet, septembre, novembre et cinq cent soixante en décembre pour parfaire les deux mille cent soixante livres représentant les quatre-vingt-dix louis neufs. Le 21 juin Rousseau a reçu le premier paiement. Le 6 août rien de nouveau. Il propose à Rey si ses affaires sont embarrassées de résilier le traité. Mais le deuxième paiement est arrivé le 2 septembre, le troisième le 7 octobre, le quatrième le 15 décembre et le dernier le 18 janvier 1760[3].

Conformément à la promesse faite, Robin annonçait à Rousseau, le 30 novembre 1760, qu’il y aurait dans les balles de Rey soixante exemplaires pour lui. Sans compter Mme de Luxembourg, Mme d’Houdetot et les intimes qui ont lu les copies, Duclos a vu le roman sur les bonnes feuilles que lui envoie Rousseau[4].

  1. Voir la lettre sans date à Coindet (X, 205). Elle est très mal classée entre deux lettres du 23 décembre 1761. Elle doit se placer avant la lettre 265 d’avril 1761.
  2. Rousseau : Œuvres, X, p. 256, 249. — Lettres de Robin (à la Bibliothèque de Neuchâtel) du 12 mars 1761, de Rey du 2 mars.
  3. Bosscha : pp. 75, 77, 78, 79, 82, 84. — Lettres de Rey de mars 1759 (postérieure au 14), 11 juin.
  4. Ajoutons une lettre à M. (Duclos ?) où Rousseau indique qu’il enverra la préface « imprimée » et « déjà cousue à la première partie » si son correspondant le désire.