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ANNALES DU MUSÉE GUIMET


Dînkart est le seul secours nouveau d’un ordre général et s’étendant surtout le livre qui ait été à mon service. Pour le premier chapitre j’ai eu le commentaire d’un chapitre inédit du Grand Bundahish. L’analyse des Nasks dans le Dînkart, le Grand Bundahish et l’étude de Jivanji Modi sur les coutumes funéraires des Parsis m’ont fourni des indications précieuses sur beaucoup de points de détail.

Pour les Yashts et le Khorda-Avesta je retrouve l’assistance de l’édition Geldner. Mais ce n’est que pour la moitié environ de ces textes que j’ai pu trouver le secours de traductions indigènes 1 [1], d’ailleurs

  1. 1. Outre les traductions pehlvies, persanes et sanscrites que j’ai publiées dans les Études iraniennes, les principales versions que j’ai eues en main sont :
    1° Une traduction pehlvie du Khorda-Avesta publiée à Bombay en 1227 de Yazdgard (1859) par l’Herbed Kavasji Nushirvanji Kanga.
    2° Le Khorda-Avesta de Tir Andâz, transcrit et traduit en persan ; Bombay, 1874.
    3° Une traduction pehlvie du Vishtâsp Yasht, appartenant au Dastur Jamaspji et communiquée par M. West.
    4° Un Khorda-Avesta transcrit et traduit en gujrati, prêté par l’Herbed Manekji Rustamji Unvala.
    5° Un recueil de traductions persanes, copié parle grand-père de Manekji sur un manuscrit ayant appartenu à Koomana Dada-daroo (nom familier de Dastur Darab, le maître d’Anquetil).
    Ces traductions sont très inégales : les unes représentent une tradition authentique, non point aussi ancienne que les traductions du Vendidâd et du Yasua, mais qui en a conservé l’esprit. Telles sont les traductions publiées dans les Études iraniennes et celles du Khorda-Avesta pehlvi de Kanga. Les autres sont des œuvres relativement récentes et faites par des Dasturs aussi embarrassés que nous : il y a eu solution de continuité. Telles sont en particulier les traductions du n° 5 et la traduction pehlvie du Yasht de Bahrâm (voir Yt. XIV). L’accord de cette traduction avec la traduction persane du manuscrit du Dastur Darab prouve que ce n’est pourtant pas dans les dernières générations que ces tentatives ont été faites. Celle de Tir Andàz est l’œuvre d’un homme intelligent, qui n’a pas partout de tradition à sa disposition, mais qui fait un usage habile de celle qu’il a et qui a le sentiment de la langue et de la littérature anciennes.