Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/197

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APPENDICE A 151

qui veulent accompagner le mort à sa dernière demeure, suivent à trente pas. Ils sont tous en blanc, se tiennent en pairand et récitent le Bâj : en tête, marchent deux prêtres. Arrivés à la tour, les Khdndyas déposent la bière et découvrent la figure du mort, que l’assistance salue une dernière fois ens’inclinanf. On fait un dernier Sag-dîd :1a porte du Dakhma s’ouvre et les deux Nasâ-sâlârs qui avaient apporté la bière la reprennent des mains des Khândyas et la portent dans la Tour du Silence, où seuls ils ont droit d’entrer. Us retirent le corps de la bière, le déposent sur un àe%pavis, le dépouillent de ses vêtements qu’ils jettent dans le puits central de la tour et le laissent surplace, le visage au ciel. Des nuées de vautours qui ont flairé la mort à distance- sont déjà installés sur les rebords de la Tour, prêts à faire rapide besogne.

Leur oeuvre achevée, les ^’asà-sâlàrs referment la Tour derrière eux. Les parents, qui attendaient à quelque distance de la Tour, se lèvent, terminent le Bàj commencé, quittent le paivand et disent : « iNous nous repentons de tous nos péchés. Hommage à toi ! Nous adorons les âmes des morts, les Fravashis des justes-’. » Puis ils prennent du gômèz, se lavent le visage et les parties nues du corps, font le Kosli, récitent le Palet en y insérant le nom du défunt qui en bénéficiera, rentrent chez eux, et prennent un bain. Les trois jours qui suivent, on entretient le feu près de la place où le mort a reposé avant le transport au Dakhma. Personne ne doit occuper cette place pendant neuf jonrs en hiver, pendant un mois en été’*. On y brûle une lampe pendant neuf jours ou un mois selon la saison ; près delà un vase d’eau contient des fleurs renouvelées malin et soir. Pendant les trois premiers jours la famille s’abstient de viande^" et ne se nourrit que de légumes et de poisson"’. Autrefois il était mémo défendu de faire cuire aucun aliment dans la maison : les parents ou les amis préparaient les aliments pour la l’amille en deuil et les lui envoyaient. 26. Cf. Yl. XIV, 33 cl l’Ai-ptMucK suivant, note 5. 27. az liiunn gunâh palrl pushrmàn liôiii, noninsc-lèidh :! irislaiiàiii iirvàiiô vaxamuîdé yào nshàunàm fravasbayo.

28. Les Zoroaslriensdc lierai abandonnaient la maison même. Farg. 1,9, noie 20. 29. Farg. VIII, 22.

30. .’Vppelés piiik’iz’t, lill. « alislinencu ».