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ANNALES DU MUSÉE GUIMET


II


On Irouvera à la table des matières une analyse des sujets traités dans le Vendidad. 11 ne sera pas inutile de mettre ici en lumière les principes généraux qui s’en dégagent.

« La pureté est, après la naissance, le plus grand bien pour Fhommo ’ -> : tel est le principe qui domine le Vendidad. Ce mot de pureté, yaozhdâo, bien qu’il s’y soit associé une idée ou une impression morale, n’en est pas moins avant tout, au moins dans le Vendidad, une conception purement physique, et le mot « propreté » serait plus exact, s’il avait pris le rellet moral qu’a l’expression zende et qu’a par exemple l’anglais deanliness. L’axiome Cleanlmess is next to Godliness serait tout à fait zoroastrien, avec cette différence que dans le Zoroastrisme Cleanliness est une forme même de Godlineas.

L’impureté légale a toujours des causes physiologiques. L’objet impur, par excellence, est le cadavre : est impur aussi tout ce qui sort du corps humain, qu’il s’agisse de sécrétions naturelles ou de parties séparées artificiellement, comme les cheveux et les ongles. Mais qui dit impureté dit contagion : car le cadavre engendre la corruption et la peste : les impuretés du corps vivant engendrent la maladie : les cheveux engendrent la vermine’. La purification a pour objet de chasser cette contagion qui passe du mort au vivant, du vivant au vivant, et la théorie de l’impureté et de la Vil. .IX-XX : ;i|>rès Ys. LUI, Vp. XXllI ; c’est-à-dire immédiatemeiil après la G ;Utia Vahishtoisliti.

Vd. XXI-XXll : après Ys. LIV, Vp. XXIV ; c’est-à-dire imniédialeiiient après l’Airyamu ishjô.

Autrement dit, le Vendidad est inséré dans les Gàthas aux subdivisions naturelles formées par les divisions mêmes des GiUhas. Au lieu du Vendidad, on insère parfois le Vis/Udsp Yushl qui est un Vendidad abrégé : l’office prend alors le titre de Visklâsp Sade (voir p. G6i). Il n’y a que huit sections au lieu de neuf : le point d’insertion est le même que pour les tiuit premières du Vendidad.

1. Yasna XLVllI, 5 c ; cité Vd. V, 21 ; X, 18. 2. Cf. Vd. XVII. :3.