Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/305

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ZEND-AVESTA : VENDIDAD. — FARGARD 18 251

53 (il3j. Le saint Sraosha, assénant sa massue, demanda à la Druj : Druj misérable et bonne à rien ! Quel est le quatrième de tes màles ? 54 (114). La Druj démoniaque répondit :

saint Sraosba, à la haute taille !

Le quatrième de mes mâles, c’est celui qui, homme ou femme, étant âgé de plus de quinze ans, va sans porter la ceinture et la chemise sacrées^*. 55 (115). Au quatrième pas, nous, Daêvas, nous mettons en lui la mort jusque dans la langue et la graisse , et il va désormais détruisant le monde du Bien, il va portant la destruction, comme les Yàlus et les Zandas ^^ dans le monde du Bien.

56 (117). Le saint Sraosha, assénant sa massue, demanda à la Druj : Druj misérable et bonne à rien ! Comment défaire la chose ? 57 (118). La Druj démoniaque répondit :

saint Sraosha, à la haute taille ! 11 n’y a rien qui puisse défaire la chose.

le Code civil autographié par Tahmuras, p. 4 ; Atare-dahju, du pays dWtar. Atare, le Feu, devient le père idéal du fils à venir, comme Armaiti est sa mère, car le feu est mâle [Dhikart, ap. West, Pahlavi Texts, II, 410j et sous forme d’Apàm Napàt il a formé l’homme (Yt. XIX, 5"21. — Le Shdyast là Shàija.it, X, 19, conclut de tout ce passage que la femme qui garde le célibat est plus coupable que le célibataire homme, car elle n’a qu’un moyen d’avoir descendance, qui est l’union sexuelle, tandis que l’homme n’est pas réduit à cet unique moyen. 54. anaiwjàstù, non ceint et ne portant pas le Kôsti. — anabdàto ; la traduction pehlvie est perdue ; le mot suppose un primitif an-ailùdàtô, « non vêtu », ne portant pas d"aiwidàna^ ou an-lidàto, de *l)dà, inversion de baûd, « n’étant pas lié » ; dans le premier cas, le mot signifierait : « n’ayant pas le Sadéré » (v. note 13) ; dans le second cas : « n’ayant pas lié le Kôsti » et anabdàto serait le complément de anaiwyàslo. — Marcher sans Kosli ni Sndéré est un gros péché, appelé kitsfuid duvdnshnlh, « courir délié » {Arda Vlrâf, XXV, 6 ; Mhiôkhard, II, 35. — frapalaiti, le verbe démoniaque pour « aller » (cf. vol, I, p. 94, n. 74). « Faire 3 pas sans Kôsti est un péché de 3 Srôshcaranâm ; à partir du quatrième pas, c’est un Tanâfûhr ».

55. ava-mivàmalii, hnrd v’indsîm frinasim’ !) : nous détruisons. bizva.spa pivasoa, hûzvdn paskanjis/in ; ce dernier mot parait ailleurs comme traduction de pivati (V, 27, note 54 , et désigne clairement une forme de l’infection : ici pourtant pivasca est non moins clairement construit en parallèle fi hizvasca et doit désigner une partie de la personne. Nous le traduisons par u graisse », d’après le persan p^h, sscr. pîvan, et pivati sera l’impureté graisseuse (cf. p. 93, note 34). 56. yàlu, magicien, sorcier ; zaùda, apôtre d".hriman (vol. I, p. 384, n. 8).