Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/323

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ZEND-AVESTA : VENDIDAD. - FARtiARD 19 269

28 (90). Ahura Mazda répondit :

Quand riiomme est moii, quand il a trépassé"’, alors les méchants, les misérables Daèvas lui retranchent la vue ^ A la troisième nuit, quand l’aurore brille ' et s’allume, que Milhra le bien-armé arrive aux montagnes de sainte félicité et que le soleil se lève ; 29 (93). alors le démon nommé Yîzaresha" ", ô Spitama Zaralhushtra, amène enchaînée l’âme des mortels méchants, adorateurs des Daêvas, et qui s’ouvre pour le bon et qui vivent dans le péché. Elle entre dans le chemin créé par le Temps*- pour le méchant’^ A la tète du pont Cinvat’ créé par Mazda, l’esprit et l’àme redemandent la part des biens terrestres qu’ils ont donnés ici-bas"^

30(98). Alors vient la belle jeune fille’*', bien faite’", forte, de haute 07. frasakhtahê, fràj sajis/in ; glose : (unatshdn sajishn g’Ul hard ijahvùnèt, » quand le temps terrestre est fini » ; sac est le verbe du temps (cf. Farg. V, 9 ; VI, 43 ; XVIII, note 32).

68. pairishneni iL") lierenentè, min lûln nata[r]ûnishn bard ijasagùnishn ; le pehlvi semble analyser le premier mot comme un dérivé de ish, voir, et paii-i pris au sens de paru : litt. « coupent le regard », le troublent, l’aveuglent [’ !). 0)9. vi-usaiti, harà vlcashishnîh ; vi-us répond au sanscrit vi-ucL de vi-vas, vi-usli (cf. zend jas ^ sscr. gach) : vi-usaili ^ sscr. i-uchanti. 70. « Vizaresh est le démon qui, durant les trois nuits [qui suivent la mort ; v. Yt. XXII], lutte avec l’àme des trépassés, les terrifie et les bat ; il est assis à la porte de l’enfer » (Bund. XXVIII, 18). Son nom semble signifier : « celui qui tire, qui traîne » : cf. note 82 et plus haut, p. 08, n. 14. 71. Glose : « Tout homme a un lacet au cou ; quand il meurt, si c’est un juste, le lacet lui tombe du cou ; si c’est un méchant, avec ce lacet [Vizaresh] l’entraîne dans l’enfer ». Cf. les liens de Yama.

72. Le pont Cinvat, créé de toute éternité.

73. Glose : « Tout homme vient là voir Auhrmazd et .Vhriman ; le juste peut rendre hommage, le méchant ne peut ; [le juste^ fait pénitence [quand il pèche ; voir p. 40, note 38 ; 147^ et, par suite de cette pénitence, on le ressuscite ». 74. Le pont Cinvat s’étend par-dessus l’Enfer et conduit au Paradis : pour l’àme des justes, il a une largeur de neuf lances ; pour celle des méchants, il est comme le tranchant d’un rasoir [Dhiharl, IX, 20, 3). Cf. Ardd Vlràf, V, 1 et plus bas, note 83.

75. Cf. Farg. XX, n. 4, §27, et Farg. 111, 34-35 ; XVlll, 33 sq. — yàtem gaêthanàm, hahr i gêhdn.

76. La Conscience même, la Daèna du juste qui l’emporte au Paradis : voir Yt. XXII. 77. kereta, hû-karl.