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ZEND-AVESTA : VENDIDAD. — FARGARD I

Angra Mainyu, plein de mort, lui répondit en créant ce fléau : les fourmis et les fourmilières ,fi .

Y

8 (25). Le cinquième des lieux et des pays excellents que je créai, moi, Ahura Mazda, fut la Nisâya qui est située entre Môuru et Bâkhdhi ,7 .

Angra Mainyu, plein de mort, lui répondit en créant ce tléau : le doute l8 .

VI

9 (29). Le sixième des lieux et des pays excellents que je créai, moi, Ahura Mazda, fut le Haraêva", qui déserte les maisons 20 .

16. bravaremca usadhasca uurtu : traduction très hypothétique, les deux versions étant également obscures et les trois termes zends étant des a^a^. Le Grand Bundahish a : npash patyârak sûrak vêsh mat, « lui vint pour lléau l’abondance des trous (sûrak — sûràk) ; ils se creusent des trous pour maison et les remplissent » (khânak sûrak lâlâ obdûnêt barà anbàshêt ?). Le Vd. pehlvi a : dûrcakât kabad yahvûnêt, « il y a beaucoup de dûrcakât », que les traductions interlinéaires persanes rendent par môr dàna kash, « les fourmis voleuses de grain ». D’après ces données, je traduis bravarem comme un synonyme de maoiri, dont il est peut-être un doublet (cf. sscr. lira ~ zend umV ; usadhasca mirtu serait « la fourmilière », iisadhab répondant à lâlâ obdûn du Bundahish et étant formé de ws-dà et nurtu répondant à sûrak ; litt. « le creuser un trou ».

17. Par opposition aux autres localités de ce nom, par exemple, ail district de Nisâya, en Médie, où Darius tua le Mage Gaumàta (Bahistûn, I, 58). Il y avait trois autres Nisâ, l’une dans le Fàrs, l’autre dans le Kirmân, et une troisième plus célèbre, à l'ouest de Merv, et par laquelle passe Bahram Gôr dans sa campagne contre les Turcs, en se rendant d’Amol à Merv (Tabari, tr. Noeldeke, p. 1U1, 2). On serait donc tenté de traduire : « entre laquelle et Bâkhdhi se trouve Môuru », mais le texte ne se prête pas à cette construction et il faut admettre une autre Nisâya sur la route de Balkh à Merv.

18. vîmanôhim. Il y a là des gens « qui doutent de l’existence de Dieu » (Yd. pehlvi); selon quelques autres «qui doutent de l'existence desdémons » (l’existence d’Àhriman étant de dogme aussi bien que celle d’Auhrmazd; Mînôkhard, XL11, 6).

19. Harôyiïm, de Haraêva, p. Ha raiva, l’ancienne Arie, écrite ’Apeîa au lieu de Apsta (*Haria), par confusion avec le nom des Ariens; le nom moderne, Harât Olyb, a conservé l’aspirée. Harât est une forme arabisée ; la forme pure est Harê

qui reste encore dans Firdausi et qui a subsisté dans le nom du fleuve de Harât, le Harê- rùd.

20. vish-harezancun. Grand Bundahish : uHarê, qui déserte les maisons ; parce que lâ, quand un homme meurt dans une maison, les gens de la maison la quittent et