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{ 222.1.) (2222) ’

—qui : avaient, en vertu de leurs statuts, une nuire destination» ! À l’époque du plébiscite, Fin-.

. -ternationaleiprit ouverteméntparii : co.ntreJ’em^ pire. On entendit alors Varlin prononcer ces paroles ’. « C’est contre l’ordre juridique, ôeqmiqùe et religieux que nous devons tendre nos efforts, ». et Gombault ajoutait-. :’ « Nous devons nous occuper dé politique, parce que le travail est soumis, à "la poli tique. Il faut dire tout haut, une fois pour foutes, que nous voulons la république sociale, -avec.tcùtes’ses conséquences, » é’est-à-dire. : abolition de l’état, abolition de ia propriété, abolition du capital, abolition des cultes, abolition du mariage.

— Proscrite chez nous, en 1868, .l’Internationale n%n subsista., pas moins, ..Pour donner à ses adhérents un centre ide réunion, ; elle s’unit à la j fédération des : sociétés ouyriôrés, dont le centre ! fut établi au n° 6de la place de. la Corderie du ! Temple, Elle reprit son nom et ses libres allures i

; après la révolution du,4 septembre 1870, et son, ;

Conseil.fôdérat’continua.de se réunir place de ’• la Corderie. Dans, la.réunion du 19 janvier ; 1871, Varlin déclarait que pour porter remède —aux maux de la classe ouvrière, il fallait.« de- /venir un corps politique puissant qui pût agir i parluif-même.».Clialain voulait que. l’Interna- ; tioriale proclamât immédiatement ;« que la li- ! qui dation sociale. était /inévitable, l’empire ; ayant ; porte la dette à 16 milliards, et la guerre ’ l’ayant accrue encore de 5.milliards. » Lacerd ; regrettait que. les travailleurs ne se fussent pas i emparés du pouvoir le 4-septembre, -et pensait ! qu’ils devaient réparer cette faute sans retard, i Dans la séance : du 15.février, Frankel proposait ! de- rétablir fortement les sections désorganisées : par la guerre. « À ces conditions, ajoutait-il, ; nous serons prêts et puissamment constitués au ; jouï de l’action, si imprévu qu’il soit. » L’in- ; ternationâle, :, disait. Theisz, « doit devenir le, gouvernement-social lui-même dans l’avenir.» !■ Les congrès internationaux ayant condamné la société actuelle, le conseil général de Londres devait nécessairement pousser à la révolution. Les désastres de la France él la révolution du. 4 septembre. 1876. lui firent.concevoir l’espérance qUe le moment arrivait où l’Internationale pourrait réaliser peul-être son idéal.

Dès le 6, septembre, il adressait à tous les sociétaires

dé France désignés pour correspondre avec lui mie circulaire pour ieur recommander de ; « se tenir prêts à faire la révolution sociale. »-Varlin faisaitîmprimer, dans ce même mois de septembre, une affiche rouge, où il disait qu’il, fallait se borner peur Je-nipment à la défense ; nationale, mais se préparer à un mouvement socialiste qui serait organisé par’des sections établies dans, tous les, quartiers. Le conseil de Londres adressait, au mois d’octobre, .à Albert Richard, le. correspondant de Lypn, une seconde lettre où il renouvelait ses recommandations, qui étaient des ordres. Elles élaienlsi bien des ordres, qu’elles produisirent à. Lyon, dès le 28 septembre, un mouvement internationaliste, provoqué par une affiche rouge signée par 24 noms, dont 20, au moins, appartenaient à, l’Internationale.

Dès 1867, les ouvriers étaient organisés de telle façon que, dans l’espace d’une nuit, leurs chefs purent faire rentrer et remettre à M. Devinck 30.,000c.artes pour l’exposition, distribuées- tort à 30,000 d’entre eux disséminés dans tout Paris. Mais, à côté des associations ouvrières, il y en avait -d’autres qui jouèrent un grand rôle dans le ; mouvement qui amena la révolution du 18 mars. C’est d’elles surtout que M, Choppin, préfet de police après M. Cresson, a voulu’parler quand il a dit : « On a prétendu que les réunions publiques ont pour résultat de faire disparaître les sociétés secrètes. C’est le contraire qui est vrai. Jamais il n’y eut autant de sociétés secrètes que depuis que les réunions publiques ont pu fonctionner. À chaque réunion publique d’un certain genre correspondait une organisation secrète. Dans la journée, les meneurs, qui étaient ordinairement les membres du bureau, se réunissaient. Le soir avait lieu, la mise en scène, mais îl y avait toujours une affiliation par derrière. » C’est i surtout à partir de l’ouverture des clubs et au commencement de 1869 que lès chefs révolutionnaires commencèrent à fonder des sociétés secrètes.

Dans la plupart des arrondissements, les ouvriers. étaient divisés en centuries et en décuries. Les révolutionnaires sortis des rangs delà bourgeoisie se rattachaient généralement à Blanqui ; mais ce chef complaitun grand nombre d’adhérents dans les classes laborieuses. Blan- . qui a mérité d’être appelé Je plus infatigable des conspirateurs. Il a passé sa vie à tramer des complots. Dans les derniers temps de l’empire, il avait organisé, par ses agents, la société des Saisons, subdivisée en mois, semaines et jours. Blanqui el le comité directeur représentaient l’année. Cettésociôté secrète fut impuissante à produire la révolution qu’elle méditait ; elle s’était préparée à l’action par une fabrication considérable de bombes Orsini, préparées dans des ateliers mystérieusement organisés par Fontaine, qui devint directeur dés domaines sous la commune. Condamné à conspirer tous les jours que Dieu fait, comme le Juif errant à marcher sans jamais s’arrêter, Blanqui s’ernpressa de créer, après la révolution du 4 septembre, une nouvelle société destinée à renverser l’ordre social. Il lui donna un nom approprié aux circonstances, celui de Société dela défense à outrance. Il pouvait ainsi déguiser sous un nom patriotique ses véritables projets.