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". époque, il faut compter : l’hôtel de ville, la Sainte-Chapelle, Notre-Dame deLorette, laMa- . deleine, Saint-Vincent déPaul, Sainte-Clolilde, le collège de France, l’école normale, les annexes du muséum d’histoire -naturelle, la bibliothèque Sainte-Geneviève, le graad hôpital Lariboisièrë, les prisoûs modèles de la Roquette et de Mazas, lès ponts Louis-Philippe et du Carrousel, les fontaines Richelieu, Cuvier, Sairit-Suipice, et la fontaine moriumenlalede Molière, le conservatoire des Arts-et-Mëtiers, l’arc de trioriiphe de l’Étoile, etc.

Grâce à ces immenses travaux, M. de Rambuteau passa longtemps pour un grand démolisseur, pour un souverain pontife de la pioche et de la truelle. Il n’y avait pas d’exemple d’un pareil travail accompli par un seul préfet, et l’on était porté à croire que M, de Rambuteau n’aurait pas d’égal dans l’avenir. Mais quelques années s’écoulèrent, M. Haussmann apparut, l’oeuvre de M. de Rambuteau fut publiée, ell’ànçien préfet de Louis-Philippe fut témoin d’un rëmariiëriient du sol et, du sous-sol de sa.bonne ville de Paris, ; si colossal et Si prodigieux qu’il n’aurait pas osé le rêver en songeant aux troubles qui devaient en résulter.

Le -comte de Rambuteau remplaça en 1843 M. -dé Chabrol à l’Académie des beaux-arts, comme il l’avait remplacé dix ans auparavant à l’hôtel de ville. Il est mort le 24 avril 1869, à son château de Champrenon près de Mâcon.

REGNAUD DE SAINT-JEAN D’AÎVGELY (AnGiiSTE-MîcHEt-5lARiE-ETiENNE, comte de), maréchal de France, était né à Paris le 29 avril 1794. Il passa ses, premières, années au prytènéé de SaintrCyr, Après une année d’étrives à l’école militaire de Saint-Germain, il rejoignit en Russie, comme sous-lieu tenant, le 8e de hussards. Il se rallia à Louis XVlIl, et pendant les cent jours, revint à Napoléon, qui je fit un de ses officiers d’ordonnance, et le nomma chef d’escadron sur le champ de bataille de Waterloo. Rayé, des cadres après le retour des Bourbons, il partit en 1825 pour la Grèce, s’attacha au colonel Fabvier, et fit, en qualité de volontaire, l’expédition du général Maison en Morëe. Il rentra dans l’armée française en 1829, et fut réintégré", après la révolution de juillet, dans son grade de chef d’escadron. Nommé successivement ; lieutenant - colonel (1830), colonel(1832), marchande camp (184.1), il fut ; appelé au commandement du département de lâTMeurthe et promu général de division (1848). Représentant à la législative pour la ’Çharénte-Iriférieure, il reçut et ne conserva que quelques jours le portefeuille dé la guerre sous la république, et entra au-sénat en 1852. Commandant en chef de la garde impériale en 1854, il prit part aux expéditions de Crimée

et d’Italie, fut nommé pn 1850 maréchal de France, et en 1862 vice-président du sénat. Il était grand-croix de la Légion d’honneur depuis 1849. En décembre 1864, un décret a autorisé la transmission de son titre et de son nom à son beau-fils, Mi Davillier, aujourd’hui écuyer de l’empereur. Le maréchal Regnaud de Saint-Jeàri-d’Angely est mort à NieeTë2 février 1870 ; Son corps, ramené à Paris, a été placé dans les caveaux de l’hôtel des Invalides.

REISACH (CHARLES-AUGUSTE de), cardinal, né à Roth, en Bavière le 6.juillet 1800 et mort à Rome le 22 décembre 1869, dans le couvent des Rédemptoristes de Contamines. Lé cardinal de Reisach avait été préconisé au siège épiscopal d’Eichstett, dans le consistoire du U juillet 1836. Il fut promu à l’archevêché de Munich et Freisingen le 1er octobre 1846. Dans le consistoire dul7décembrp 1855 il fut crééPt proclamé cardinal de l’ordre des prêtres ; dans le consistoire du 22 juin, s’élant démis du litre de Sainte-Anastasie, il opta pour l’épiscopat suburbicaire de Sabirie, auquel est annexée à perpétuité l’abbaye de Sainte-Marie de Forfa. Lorsque Pie IX convoqua le concile oecuménique qui s’ouvrit à Rome le 8 décembre 1869, le cardinal de Reisach fut un des prélats chargés de la rédaction des propositions qui devaient. être soumises à la grande assemblée, et l’un de ceux qui y prirent la part la plus active. Il possédait au plus haut degré la confiance du pape, d’abord à cause de son dévouement sans bornes au saint-siëge et ensuite en raison de sa grande science et de sa connaissance approfondie de la liturgie romaine.

Le cardinal Reisach se distinguait par son affabilité et par sa bienveillance. Il" s’était tellement identifié avec le monde romain qu’il était devenu Un véritable prélat italien, tant par les goûts, les manières, la dignité de l’attitude, el la science des gestes que par la tournure de ses idées. Il était, sous ce rapport, un objet d’étonnement pour les Allemands, dont le tempérament ne se prête pas d’ordinaire à de pareilles assimilations. Sa mort a été considérée par le saint-siége, comme une des pertes les plus cruelles qu’il pût faire au moment de la réunion du concile, où il devait jouer un rôle éminent.

REL1GIE UX (MOUVEMENT). Y. CONCILE. RÉUNION (ILE DE LA). — Gouverneur, M. le contrë-amiraJ DUPRÉ ; puis M. DE LOHMEL.

— Subvention allouée en 1869 : 143,950 fr. -Population au 1er janvier 1868 : 209,688 individus, dont 1,648 fonctionnaires et militaires, et 74,950immigrants. — Augmentation : 1,352.

Depuis le jour où nous décrivions la crise contre laquelle luttait la Réunion (F. l’Annuaire de 1868), de graves événements sont venus troubler la colonie. Uiie-certaine agitation s’élai t em-