Page:Anonyme - L’Alpha de la république, 1848.djvu/10

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des membres d’une même famille et à travailler, chacun selon ses forces, au bonheur de tous.

D. Quel est le plus grand ennemi de la fraternité ?

R. L’égoïsme. C’est l’égoïsme qui a fait que les rois ont toujours regardé les peuples comme des troupeaux dont ils pouvaient disposer selon leur bon plaisir ; c’est l’égoïsme qui rend si souvent les puissants et les riches impitoyables envers les faibles et les pauvres ; c’est l’égoïsme qui empêche le frère de voler au secours de son frère qu’on opprime ou qu’on égorge. L’égoïsme est le serpent fatal dont parlent les livres saints, et le monde ne sera vraiment libre que lorsque la fraternité lui aura écrasé la tête.

D. Quelles sont les vertus amies de la fraternité ?

R. La charité, la tolérance, la justice, le pardon, le dévouement, l’abnégation.

D. Quels sont les deux plus sublimes exemples de fraternité que nous offrent les annales humaines ?

R. La vie et la mort de Jésus-Christ, rédempteur de la liberté, premier apôtre de l’égalité et de la fraternité ; la vie et la mort de notre glorieuse vierge et martyre, l’immortelle Jeanne d’Arc.

D. Citez quelques exemples de fraternité, tirés de l’histoire de notre époque.

R. Les héroïques combattants de Juillet et de Février, morts