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ET AUTRES POÉSIES

Nullement de paour de mesdire,
Jamaiz je ne l’ose desdire :
A[1] son gré parler je l’escoute,
15Puis auprès[2] d’elle je m’acoute,
Sans luy vouloir rien contredire :
De mon fait, [las ! ne scay que dire.]

LXXI[3]

Monbeton

(fol. 38 v°)
J’ay des semblans tant que je veul,
Mais du sourplus il n’est[4] nouvelle,
Car sur ma foy la bonne et belle
N’a pas le cueur tel comme l’œil.

5Se je me plains ou je me dueil,
Maiz que sans plus[5] soye près d’elle,
J’ay des semblans [tant que je veul.]

Nul autre bien je n’en[6] recueil
Fors que par coups elle m’appelle
10Son amy, et puis s’en rappelle ;
Maiz quoy que j’aye, joye ou dueil,
J’ay des semblans [tant que je veul.]

  1. Ms. fr. 1719 De.
  2. Vill. empres.
  3. LXXI. Ce rondeau se trouve aussi dans le ms. fr. 1719 de la Bibl. nat., fol. 50.
  4. Ms. fr. 1719 Du surplus il nen est.
  5. Ms. fr. 1719 quau surplus.
  6. Ms. fr. 1719 ne.