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ANTHOLOGIE JAPONAISE.

pauvre lettré, chez l’habitant des villes comme chez le paysan, chez l’artiste aussi bien que chez l’industriel ou le négociant. Tantôt on le trouve publié avec de brillantes illustrations ou de longs et savants commentaires, tantôt il est reproduit sur de grandes feuilles ornées d’images, tantôt enfin il est imprimé sur des cartes dont on fait un jeu instructif pour la jeunesse. Dans ce dernier cas, on lit sur chaque carte un vers isolé de la collection, et celui auquel elle échoit par le hasard doit compléter le distique en faisant appel à ses souvenirs.

Je possède dans ma collection toute une série d’ouvrages sur le titre desquels figurent les mots hyakŭ-nin-is-syu. Les uns sont de simples reproductions des poésies du recueil original auquel on a donné ce nom ; ces reproductions sont généralement très-remarquables par la beauté de leur calligraphie et quelquefois par le développement des commentaires qu’elles renferment. Les autres sont des collections de poésies toutes différentes de celles-ci, le plus souvent d’un mérite secondaire, que des éditeurs ont essayé de répandre dans le public en les faisant profiter de la renommée attachée à l’Anthologie primitive dite « des Cent poètes ».

Les vingt-cinq pièces ou distiques dont j’ai donné ci-après la traduction, et qui forment le