Page:Apollinaire - Le Flâneur des deux rives.djvu/60

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De trois nobles Rois, — Et fut rejetée — Des nobles bourgeois.

Or, prions Marie — Et Jésus, son fils, — Qu’après cette vie — Ayons Paradis — Et, notre voyage — Étant achevé, — Nous donne en partage — Le ciel azuré.


C’est à May-en-Multien que se chante encore sans doute ce Noël charmant dont voici un couplet :


Bergers qu’on s’assemble — Au signal donné — Pour aller ensemble — Saluer tourelourirette — Saluer louladerirette — Le roi nouveau né.



et aussi celui où


Saint Liphard alla prendre — La Dame du Chemin — À dessein de s’y rendre — tenant tous en leurs mains — Hautbois, Luths et Guitares — Pour faire des fanfares, — Trompettes et tambours — Pour jouer tout le jour.


Voici un Noël que j’ai entendu chanter rue de Buci. Je n’en connais point la provenance. En tout cas, il est bien champêtre et plein de saveur :


Refrain : Laissez paître vos bêtes, — Pastoureaux par monts par vaux, — Laissez paître vos bêtes — Et venez chanter Nau.

J’ai ouï chanter le rossignol — Qui chantait un chant si nouveau — Si haut, si beau, — Si raisonneau, — Il m’y rompait la tête, — Tant il