Page:Apollinaire - Les Onze mille verges, 1911.djvu/63

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
45
LES ONZE MILLE VERGES


leur. Ensuite ils se mirent à se mordre comme des bêtes sauvages en donnant des coups de cul. Ils déchargèrent frénétiquement. Mais la pine de Cornabœux, étranglée par le vagin d’Alexine recommença à bander. Alexine ferma les yeux pour mieux savourer cette seconde étreinte. Elle déchargea quatorze fois pendant que Cornabœux déchargeait trois fois. Quand elle reprit ses esprits elle s’aperçut que son con et son cul étaient saignants. Ils avaient été blessés par l’énorme bitte de Cornabœux. Elle vit Mony qui faisait des soubresauts convulsifs sur le sol.

Son corps n’était qu’une plaie.

Culculine, sur l’ordre du borgne La Chaloupe, lui suçait la queue à genoux devant lui : « Allons debout, garce, » cria Cornabœux.

Alexine obéit et il lui envoya dans le cul un coup de pied qui la fit tomber sur Mony. Cornabœux lui attacha les bras et les jambes et la bâillonna sans prendre garde à ses supplications, et saisissant la badine il se mit à zébrer de coups son joli corps de fausse mai-