Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/496

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supérieur, la preuve que l’eau n’est pas un corps simple.

« Quels sont les produits de votre expérience ? écrivit-il à son illustre ami : de l’eau, de la lumière, de la chaleur. Ne sommes-nous pas, dès lors, autorisés à en conclure que l’eau est un composé des deux gaz oxygène et hydrogène, privés d’une partie de leur chaleur latente ou élémentaire ; que l’oxygène est de l’eau privée de son hydrogène, mais unie à de la chaleur et à de la lumière latente ?

Si la lumière n’est qu’une modification de la chaleur, ou une simple circonstance de sa manifestation, ou une partie composante de l’hydrogène, le gaz oxygène sera de l’eau privée de son hydrogène mais unie à de la chaleur latente. »

Ce passage si clair, si net, si méthodique, est tiré d’une lettre de Watt du 26 avril 1783. La lettre fut communiquée par Priestley à divers savants de Londres, et remise aussitôt après à sir Joseph Banks, président de la Société royale, pour être lue dans une des séances de ce corps savant. Des circonstances que je supprime, parce qu’elles sont sans intérêt dans la discussion actuelle, retardèrent cette lecture d’un an ; mais la lettre resta aux archives de la Société. Elle figure dans le soixante-quatorzième volume des Transactions philosophiques, avec sa véritable date du 26 avril 1783. On l’y trouve fondue dans une lettre de Watt à Deluc, en date du 26 novembre 1783 et distinguée par des guillemets renversés, apposés par le secrétaire de la Société royale.

Je ne réclame pas d’indulgence pour cette profusion de