Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 7.djvu/521

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il fallut quelques semaines pour organiser les équipages de tous ces navires, qui s’étaient éparpillés dans les petits ports du Sud. Vers les premiers jours de mai, la flotte se réorganisa, et le président la plaça sous les ordres du commandant Frédéric Bernard, l’état maladif de Panayoty, après sa mission, l’empêchant d’en prendre le commandement.

Après l’évacuation de Sibert, le président fit abandonner le fort de la Croix-des-Bouquets par le général Frédéric, qui vint occuper avec la 12e et la garde nationale de la plaine, les hauteurs du morne l’Hôpital, au-dessus de Turgeau, afin d’empêcher l’ennemi de cerner la ville du côté sud.

Dans la place, dont le pourtour fut divisé en deux lignes, le général de division Borgella eut le commandement de la première, qui s’étendait du rivage de la mer, à l’ouest du fort Léogane, jusqu’au fort Marchand où aboutit le chemin menant au fort National : dans cette ligne se trouvaient les forts Léogane, de l’Hôpital, du Gouvernement et Marchand, et les redoutes de l’Hôpital et des Casernes. Borgella se tenait au fort du Gouvernement, derrière le palais de la présidence, avec les généraux Bazelais et Faubert. Le général de brigade Lamothe-Aigron commandait le fort Léogane, et l’adjudant-général Voltaire, celui de Marchand : les autres étaient placés sous les ordres d’officiers supérieurs.

Le commandement de la seconde ligne fut confié au général de division Gédéon, qui se tenait au fort Lamarre : il y avait dans cette ligne, outre ce fort, ceux de La Croix, Gomier et Eveillard, et la redoute Touron, placée au rivage de la mer, à l’ouest du fort Lamarre ; deux autres redoutes fut construites, l’une entre les forts