Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 9.djvu/226

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délai leur étant accordé, c’était un intervalle de seize mois pendant lequel ils pouvaient profiter de l’équité du gouvernement de la République à leur égard. Ceux qui n’en usèrent point, ne purent donc pas accuser le gouvernement de les avoir expropriés des biens qui restèrent acquis au domaine public.

Peu de jours après la proclamation du Président, parut le règlement intérieur de l’Académie d’Haïti, fondée à la capitale, sous la direction du docteur F. Pescay[1]. Suivant cet acte, on devait y donner des leçons de médecine théorique et de droit, aux élèves qui s’inscriraient pour l’une ou l’autre de ces branches de connaissances ; ces leçons auraient lieu, pendant une heure quatre jours de la semaine, le matin pour le droit, l’après-midi pour ja médecine, il y aurait eu trois mois de vacances dans l’année, du 1er janvier au 1 er mars, et du 1er septembre au 1er octobre. Un établissement pour la clinique serait fondé ensuite. Les examens pour les élèves en medecine fixés au nombre de 5, avec désignation des parties de l’enseignement, et à 4 pour les élèves en droit, également avec désignation des cours y relatifs ; et tout d’abord, quant aux leçons préparatoires pour le droit, dans le cours de la première année, elles auraient pour objet la littérature et l’éloquence. Du reste, ce règlement contenait toutes les dispositions concernant la police et autres choses nécessaires à un pareil établissement : il reçut l’approbation de la commission d’instruction publique, le 15 mars suivant. Mais cette Académie fut bientôt réduite aux proportions d’une simple École de médecine attachée à l’hôpital militaire du Port-au-

  1. L’ouverture de cette académie eut lieu le 15 janvier. L’Etat devait y placer six élèves à ses frais, et on y eût admis six autres ; mais le règlement fait ensuite en admettait beaucoup plus.