Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/20

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ton œil est fait comme un trou de navire ! Est-ce que, doublant le cap, tu regardes par où entrer en rade ? Tu as une courroie qui retient ton œil par en bas.


L’ENVOYÉ.

Allons, toi, dis ce que le Roi t’a chargé d’annoncer aux Athéniens, Pseudartabas.


PSEUDARTABAS.

Iartaman exarxas apissona satra.


L’ENVOYÉ.

Avez-vous compris ce qu’il dit ?


DIKÆOPOLIS.

Par Apollôn ! je ne comprends pas.


L’ENVOYÉ.

Il dit que le Roi vous enverra de l’or. Allons, toi, prononce plus haut et plus clairement le mot or.


PSEUDARTABAS.

Tu n’auras pas d’or, Ionien au derrière élargi ; non.


DIKÆOPOLIS.

Oh ! le maudit homme ! C’est on ne peut plus clair.


L’ENVOYÉ.

Que dit-il ?