Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/23

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« Charmants Athéniens ! » Son fils, que nous avons fait Athénien, brûlait de manger des andouilles aux Apatouries, et conjurait son père de venir au secours de sa nouvelle patrie. Celui-ci jura sur une coupe de venir à notre secours avec une armée si nombreuse, que les Athéniens s’écrieraient : « Quelle nuée de sauterelles ! »


DIKÆOPOLIS.

Que je meure de male mort, si je crois un mot de ce que tu dis, hormis tes sauterelles !


THÉOROS.

Et maintenant il vous envoie la peuplade la plus belliqueuse de la Thrakè.


DIKÆOPOLIS.

Voilà, au moins, qui est clair.


LE HÉRAUT.

Paraissez, Thrakiens que Théoros amène.


DIKÆOPOLIS.

Quel est ce fléau ?


THÉOROS.

L’armée des Odomantes.


DIKÆOPOLIS.

Quels Odomantes ? Dis-moi, qu’est-ce que cela signifie ? Qui donc a émasculé ces Odomantes ?


THÉOROS.

Si on leur donne deux drakhmes de solde, ils fondront sur la Bœotia tout entière.