Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/264

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pas s’éloigner de la porte ; mais il n’y réussit point. Ensuite, il le baigna, le purifia : pas plus de succès. Puis il le soumit aux pratiques des Korybantes ; mais le père, muni du tambour, courut juger au Kænon. Voyant que toutes ces initiations ne servaient de rien, il fit voile vers Ægina. Là il le fait coucher la nuit dans le temple d’Asklèpios ; dès la pointe du jour, il paraît au barreau du tribunal. Depuis, nous ne le laissons plus sortir. Il s’enfuit par les gouttières et par les tuyaux. Nous, tout ce qu’il y avait de trous, nous les avons bouchés avec du vieux linge et rendus impénétrables. Lui, en vrai geai, enfonçait des piquets dans le mur et sautait de branche en branche. Nous, nous avons tendu des filets tout autour de la cour, et nous montons la garde. Le nom du vieux est Philokléôn, soit dit de par Zeus ! et celui du fils est Bdélykléôn, homme qui veut guérir les orgueils insolents.





BDÉLYKLÉÔN, à la fenêtre.

Xanthias, Sosias, dormez-vous ?


XANTHIAS.

Oh ! oh !


SOSIAS.

Qu’y a-t-il ?


XANTHIAS.

Bdélykléôn est levé.


BDÉLYKLÉÔN.

Que l’un de vous deux accoure vite ici ! Mon père est