Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/377

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TRYGÆOS.

Un brave cœur ; seulement il n’est pas né du père dont il se dit le fils ; et quand il marche en soldat, il le prouve aussitôt en jetant ses armes.


HERMÈS.

Écoute encore ce qu’elle vient de me demander. Qui est-ce qui domine aujourd’hui à la tribune de pierre de la Pnyx ?


TRYGÆOS.

Hyperbolos y occupe le premier rang. Eh bien, Déesse, que fais-tu ? Où tournes-tu la tête ?


HERMÈS.

Elle se détourne du peuple, indignée qu’il se soit donné un si mauvais chef.


TRYGÆOS.

Eh bien ! nous n’en userons plus du tout ; mais le peuple, dénué de guide, et réduit à la nudité, s’était servi de cet homme comme d’un manteau.


HERMÈS.

Elle demande quel avantage en tirera la république.


TRYGÆOS.

Nous deviendrons plus éclairés.


HERMÈS.

Comment ?


TRYGÆOS.

Parce qu’il se trouve être fabricant de lanternes. Aupa-