Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/51

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LE MÉGARIEN.

Nous venons à ton marché.


DIKÆOPOLIS.

Comment allez-vous ?


LE MÉGARIEN.

Nous mourons de faim, assis auprès du feu.


DIKÆOPOLIS.

Eh ! de par Zeus ! c’est bien agréable, si on a là un joueur de flûte. Mais que faites-vous encore à Mégara à l’heure qu’il est ?


LE MÉGARIEN.

Tu le demandes ! Quand je suis parti de là-bas pour le marché, les gens du Conseil faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour que notre ville pérît le plus vite et le plus mal.


DIKÆOPOLIS.

Vous allez donc bientôt être tirés d’embarras.


LE MÉGARIEN.

C’est vrai.


DIKÆOPOLIS.

Et qu’y a-t-il encore à Mégara ? Combien le blé s’y vend-il ?


LE MÉGARIEN.

Chez nous il est à très haut prix, comme les dieux.


DIKÆOPOLIS.

Apportes-tu du sel ?