Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/54

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LE MÉGARIEN.

Sache-le bien, elle sera pareille à sa mère.


DIKÆOPOLIS.

Mais on ne peut pas l’immoler en sacrifice.


LE MÉGARIEN.

Pourquoi donc ? Qui empêche qu’elle ne soit immolée ?


DIKÆOPOLIS.

Elle n’a pas de queue.


LE MÉGARIEN.

C’est qu’elle est jeune, mais devenue une vraie bête porcine, elle en aura une grande, grasse et rouge. Si tu veux la nourrir, ce sera une truie superbe.


DIKÆOPOLIS.

Comme le bijou de la sœur est semblable à celui de l’autre !


LE MÉGARIEN.

Elles sont de la même mère et du même père. Qu’elle engraisse, qu’il lui fleurisse des poils, et ce sera la plus belle truie qu’on puisse immoler à Aphroditè.


DIKÆOPOLIS.

Mais on n’immole pas de truies à Aphroditè.


LE MÉGARIEN.

Pas de truies à Aphroditè ! Mais c’est la seule déesse à qui la chair des truies soit très agréable, quand elle est bien embrochée.