Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/58

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CHŒUR DES AKHARNIENS.

Heureux homme ! N’as-tu pas entendu quel gain il tire de sa résolution ? Il fera ses affaires assis sur l’Agora. Et si Ktésias se présente, ou quelque autre sykophante, il ira gémir assis. Pas un homme ne te fraudera sur le prix des denrées ; Prépis n’essuiera pas devant toi son infâme derrière, et Kléonymos ne te bousculera pas. Tu te promèneras drapé dans une brillante læna. Tu ne rencontreras pas Hyperbolos, inassouvi de chicanes ; tu ne seras pas abordé, en parcourant l’Agora, par Kratinos, toujours rasé à la fine lame, comme les galants ; ni par le pervers Artémôn, trop alerte à la musique, exhalant de ses aisselles la mauvaise odeur d’un bouc de sa patrie Tragasa. Jamais plus ne te raillera le roi des méchants, Pauson, ni, sur l’Agora, Lysistratos, l’opprobre des Kholargiens, homme imprégné de tous les vices, grelottant et mourant de faim plus de trente jours par chaque mois.





UN BŒOTIEN.

Par Hèraklès ! mon épaule n’en peut mais. Ismènias, pose doucement à terre le pouliot. Vous tous, flûteurs thébains, soufflez avec vos flûtes d’or dans un derrière de chien.


DIKÆOPOLIS.

Aux corbeaux ! Ces frelons ne quitteront donc pas nos portes ? D’où s’est abattue sur ma porte cette volée, élevée par Khæris, ces flûtistes bourdonnants ?