Page:Audet - Jean-Daniel Dumas, le héros de la Monongahéla, 1920.djvu/106

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Le mois d’avril était commencé. M. Dumas poussa activement les travaux qui avaient été plus ou moins retardés par les fréquentes alertes venant des mouvements de l’ennemi. Enfin il apprit que le chevalier de Lévis allait bientôt quitter Montréal pour marcher sur Québec. Celui-ci, en effet, se mit en route le 17 avril, et après dix jours de marche, il arrivait à Sainte-Foy, où il livrait le lendemain combat au général Murray, sorti de Québec pour le rencontrer. Ayant remporté une brillante victoire sur son adversaire qui se réfugia derrière les remparts de la capitale, le chevalier de Lévis commença aussitôt les travaux du siège. Mais on sait que l’arrivée de la flotte anglaise le força bientôt à battre en retraite. Il se retira alors et s’en retourna à Montréal, laissant à M. Dumas, qui avait été légèrement blessé au combat du 28,[1] le soin de diriger la retraite vers cette ville. Celui-ci alla se poster à la Pointe-aux-Trembles pour surveiller le fleuve et empêcher le général Murray de le remonter. Il était encore à cet endroit au commencement de juillet.

  1. Lettre du chevalier de Lévis à M. Berryer, du 28 juin 1760. « Parmi les officiers de la Marine, je crois devoir avoir l’honneur de vous informer particulièrement de ceux qui se sont distingués le plus et méritent de préférence les grâces du Roi.

    Le Sieur Dumas, commandant le corps de la Marine, et le chevalier de la Corne, premier commandant d’un bataillon de ce corps, ont été blessés ; ce sont deux officiers de distinction et très en état d’être chargés de commissions importantes. Ils méritent depuis longtemps un grade distingué ou une pension ».