Page:Audet - Les députés de la région des Trois-Rivières (1841-1867), 1934.djvu/37

From Wikisource
Jump to navigation Jump to search
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 40 —

M. Turcotte avait épousé à Québec, le 15 novembre 1842, Marie-Flore, fille de François Buteau et de Catherine Migneron.

Il ſut le père de l’honorable Henri-René-Arthur Turcotte, représentant des Trois-Rivières de 1876 à 1881 ; président de l’Assemblée législative de 1878 à 1882, puis procureur-général dans le ministère Mercier, en 1888, et enfin, protonotaire à Montréal, de 1890 à 1905. Ses autres fils sont le docteur Gustave Turcotte, député de Nicolet aux Communes, de 1907 à 1911 ; Lucien Turcotte, qui fut rédacteur du Canadien à Québec et professeur à l’Université Laval ; Buteau Turcotte, homme de lettres, ancien chef des traducteurs de l’Assemblée législative.

M. Gustave Turcotte, greffier adjoint du Conseil législatif de la province de Québec, et auteur du « Conseil Législatif de Québec, 1774-1933 », est le petit-fils de l’honorable J.-Édouard Turcotte. Trois autres de ses petits-fils sont : l’honorable M. Errol McDougall, juge à la Cour Supérieure à Montréal ; Lucien Pacaud, ancien député aux Communes ; Henri Vallières de Saint-Réal, d’Ottawa. Une fille de M. Turcotte, madame Vallières de Saint-Réal, vit encore et elle demeure à Montréal. [1]

Nous avons accumulé les anecdotes au cours de cette biographie et nous ne croyons pas devoir en retrancher une seule. Elles sont toutes typiques et dégagent bien la figure de M. Turcotte de l’ombre qui la voudrait obstruer.

« Je ne m’agenouille que devant mon Dieu et ma Reine. » Cette noble réponse n’est-elle pas d’une haute inspiration chrétienne ? La reine ne représentait-elle pas alors l’autorité établie ? Ne met-elle pas aussi la fierté nationale en belle lumière ?

« Faites taire cet homme ou les galeries vont crouler ». Quel cri du cœur ! Peut-on, en moins de mots, montrer à quelle hauteur pouvait atteindre cet orateur ?

Et ses mots d’esprit, ses reparties souvent cinglantes, ne peignent-ils pas avec autant de fidélité que le saurait faire le pinceau d’un maître, le tribun populaire toujours vainqueur, toujours applaudi ?

  1. M. Gustave Turcotte nous a aussi beaucoup aidé dans ce travail. Grand merci à tous.