Page:Austen - La Nouvelle Emma T3.djvu/22

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n’avons jamais eu de dispute en notre vie ; mais elle était fâchée que j’aie avoué que notre provision fût presque à la fin ; elle souhaitait que je lui eusse dit que nous en avions encore une grande quantité. Oh ! ma chère, lui dis-je, j’ai dit tout ce que j’ai pu. Cependant, le soir même, Larkins vint avec un grand panier de pommes, de l’espèce des autres, au moins un boisseau. Je descendis et parlai à Larkins, comme vous le supposez bien. Larkins est une ancienne connaissance, et je suis toujours bien aise de le voir. Mais j’ai su depuis qu’il m’avait apporté tout ce qu’il restait de ces pommes ; et qu’à présent son maître n’en avait pas une pour bouillir ou cuire au four. Larkins ne paraissait pas s’en soucier ; il était très-content que son maître en eût tant vendu, car vous savez qu’il préfère l’intérêt de son maître à tout ;