Page:Austen - Orgueil et Prevention 1.djvu/243

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
239
ET PRÉVENTION

lins, tout fut décidé entre eux à leur mutuelle satisfaction ; et lorsqu’ils entrèrent dans la maison, déjà il la priait de nommer le jour qui devait le rendre le plus heureux des mortels ; et, bien qu’une telle demande ne pût être écoutée en ce moment, Charlotte était loin de la lui vouloir refuser par caprice. Comment une femme sensée eût-elle pu trouver le moindre plaisir à se voir courtisée par un être aussi stupide ? Et le désir de trouver un établissement honnête, ayant seul engagé Mlle Lucas à accepter sa main, peu lui importait d’obtenir cet établissement, alors ou dans quelques mois.

Le consentement de sir William et de lady Lucas, fut sur-le-champ demandé : ils l’accordèrent avec joie. La situation de M. Colins rendait ce mariage très-avantageux pour leur fille, à laquelle ils ne pouvaient donner que peu de bien, et ses espérances d’ailleurs étaient fort belles. Lady Lucas se mit à calculer, avec un intérêt tout particulier, com-