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la psychologie de la race allemande

ordinairement déprimé à la racine, une bouche grande et garnie de dents mauvaises, des lèvres minces ou des lèvres plus fortes, dont l’inférieure est alors un peu pendante, la mâchoire large, le menton plat et osseux, mais sans signification, comme la bouche. Les oreilles sont longues, collées à la tête et mal bordées, les tempes creuses, le teint pâle ou plutôt plombé, même chez les femmes, car la fraîcheur accordée aux Allemandes est une erreur à ajouter à tant d’erreurs sur ce peuple peu connu.

Après avoir démontré que le sens de la comparaison, logé dans les lobes frontaux, manque au plus grand nombre des Allemands, il en indique la raison et la conséquence :

Ce salutaire organe manque si complètement à presque toutes les têtes allemandes, que les étudiants trouvent dans cette dépression une place toute faite pour la visière de leur casquette : ils la collent sur le milieu du front où elle s’adapte merveilleusement.

À cette description, forcément incomplète, de Desbarolles, j’ajouterai quelques observations personnelles : lorsqu’on regarde la tête d’un Allemand, si l’on trace par la pensée une ligne passant au-dessous du nez, on ne peut manquer d’être frappé de ce fait que, chez lui, la partie supérieure occupée par les organes des sens évocateurs de la pensée, les yeux, le nez et les oreilles, n’exige pas une place plus grande que la bouche et les mâchoires, dévolues aux appétits animaux.

Le front bas, rétréci, à l’arrière duquel s’élève ce dôme conique dans lequel l’Allemand place, avec tant d’orgueil, la localisation de la supériorité, intellectuelle, est bien la représentation de l’instrument grossier qu’il renferme. Son seul aspect fait comprendre pourquoi il ne se dégage de l’ensemble de cette physionomie ni élan de générosité, ni esprit de finesse, ni sentiment de justice ou de dignité.

C’est de la forme rectangulaire du crâne et du visage qu’est venu l’usage de désigner couramment les Allemands sous le nom de têtes carrées.

Il nous reste maintenant à envisager isolément chacun des organes de la face. Examinons :

Les yeux. — Arrêtons notre attention sur ces yeux, dont le manque d’expression et d’éclat apparaît comme le caractère le plus frappant ; ces yeux, que leur absence de vivacité et de mobilité a pu souvent faire comparer à des yeux de verre. Les magistrats et les fonctionnaires de la police judiciaire ont noté chez les assassins ce regard froid, terne, réalisant en quelque sorte l’absence du regard que l’on retrouve chez un si grand nombre de soldats allemands. Chez beaucoup d’entre eux, on observe le regard inquiet, oblique, sournois des voleurs. C’est le regard habituel de tous les prisonniers de guerre allemands que l’on peut voir actuellement défiler sur l’écran de nos cinématographes. C’est donc un fait d’observation courante que le regard de l’Allemand se dérobe, comme s’il redoutait qu’on