Page:Bakounine - Lettres à Herzen et Ogarev, trad. Stromberg, Perrin, 1896.djvu/84

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— « Voyez-vous ce fusil là-bas ? Deux fois déjà il a servi pour la défense de la patrie ; le jour où vous, les messieurs, aurez commencé à faire feu de vos batteries et que vous nous direz plus explicitement ce que vous pensez faire pour nous, misérable peuple, je m’en saisirai de nouveau et j’irai prendre ma place dans les premiers rangs des combattants, mais il faut que vous preniez patience, je ne saurais suivre les autres sans savoir où ils vont ! »

« J’étais prêt à l’embrasser, tant sa réponse me plut. Je partis de chez lui et j’allai rendre compte de ma mission au chef du Tribunal révolutionnaire. »

Peu de temps après, De Gubernatis, comme il le dit lui-même, insista sur la dissolution de cette Société ou Union fraternelle (Op. cit., XXI, XXIII).

En 1865, Bakounine, avec le concours de Fanelli et de Francia, députés, fonda une nouvelle Union fraternelle internationale, à Naples. Malon l’appelle La première section de l’Internationale, bien que cette Union fraternelle n’ait rien eu de commun avec l’organisation ouvrière internationale fondée à Londres.

« Une jeunesse ardente, parmi laquelle nous trouvons Tucci, Gambuzzi, Caporusso, Pezzo, Costa, Cafiero, Malatesta, Nabruzzi, Zanardelli, s’inspira de son esprit, pendant que Bigniani et Picinini, en Lombardie, Gnocchi-Viani, à Rome, se vouaient aussi à la propagande internationaliste.

« Le programme du grand révolutionnaire russe, publié dans la Justizia e Libertà, avait beaucoup de points communs avec le testament récemment publié de Pisacane, le héros de Sapri ; il eut un grand