Page:Bakounine - Lettres à Herzen et Ogarev, trad. Stromberg, Perrin, 1896.djvu/86

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Au Congrès tenu ensuite à Genève, il propose de nouveau l’union de la Ligue et de l’Internationale. Mais le Congrès, que celle-ci avait organisé en 1868, (5-11 septembre), s’étant réuni à Bruxelles, se borna à envoyer une délégation au congrès de la Ligue, à Berne. Aussi, ses délégués n’y assistèrent-ils que comme des particuliers.

Au Congrès de la Ligue, tenu en 1868, au mois de septembre, des cent dix membres présents, trente seulement acceptèrent le programme socialiste de Bakounine (entr’autres les frères Reclus (Élie et Élisée), Fanelli, Joukovski). Cette minorité sortit, alors, de la Ligue et organisa l’Alliance Internationale de la Démocratie socialiste. Dans le sein de cette Alliance fut organisée encore l’Alliance fraternelle secrète, dont le comité central fut revêtu d’une sorte de dictature, par Bakounine. Cette Alliance chercha à entrer dans l’Internationale en conservant toutefois son organisation propre. Mais, ni les conseils nationaux de Belgique et de France, ni le Conseil général de Londres, ne voulurent accepter ces conditions, et ce n’est qu’en 1869, lors de la dissolution de l’organisation générale de l’Alliance (le 22 juin), que quelques-unes de ses sections furent admises à l’Internationale.

    classe ouvrière étaient admis dans les sections centrales. De là, le nom de « Sections de propagande » qu’on leur donna. En 1869, Bakounine assista au Congrès de l’Internationale à Bâle, en qualité de délégué des ouvrières ovalistes de Lyon, bien qu’il habitât Genève. Il était ainsi désigné sur la liste des membres du Congrès : « Bakounine, publiciste, délégué des ouvrières ovalistes de Lyon (Genève, 125, rue Montbrillant). » Testut, Association Internationale des Travailleurs. Lyon, 1870, p. 161).