Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/140

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154, 155. Ce que l'on appelle les bêtes féroces, ce sont les maladies. Les sages figurent la vieillesse destructive de la beauté, sous les traits de la grande femme qui se tient là, (entourant le bois avec ses bras). Le puits qui s’y trouve, ô roi, est le corps des êtres vivants.

156. Le grand serpent qui y demeure, est le temps. Il est l’Antaka (destructeur) de tous les êtres, le ravisseur général de toutes les créatures qui ont un corps.

157. Les lianes nées au milieu du puits, et dans le fourré desquelles cet homme est suspendu, (représentent l’espoir de la vie (que nourrissent) tous les êtres corporels.

158. L’éléphant à six têtes qui s’approche de l’arbre, sur la couverture du puits, représente l’année.

159. Ses six têtes sont les saisons, et ses douze pieds, les mois. Les souris qui rongent l’arbre, ainsi que les serpents,

160. Sont les jours et les nuits, aux yeux de ceux qui réfléchissent sur (la condition des) êtres. Les abeilles qui se trouvent là, sont les désirs.

161. Les gouttes du miel qui se répandent en jets de tous côtés, représentent la saveur des plaisirs dans lesquels les hommes se plongent.

162. Les sages reconnaissent que telle est la révolution de la roue de la transmigration, et, grâce à cette connaissance, ils coupent les liens (qui les attachent) à cette roue.