Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/297

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464. Les chameaux, les taureaux, les chevaux, les mulets et les ânes, ne se laisseraient pas atteler pour conduire des voitures, si le bâton ne protégeait pas (les intentions de leurs maîtres).

465. Ni les serviteurs, ni les enfants n’exécuteraient les ordres (qui leur sont donnés), la femme qui a un époux ne se tiendrait pas dans son devoir, si le bâton ne protégeait pas (la famille).

466. Les sages ont reconnu que tout (repose) sur le bâton. Toutes les créatures sont conduites par le bâton. Pour les hommes, le Svarga, ainsi que ce monde, dépendent du bâton.

467. Là où le bâton bien conduit s’emploie à détruire l’ennemi (du bien), on ne voit ni une chose fausse, ni un péché, ni une tromperie.

468. Si le bâton n’était pas levé, le chien qui voit une libation, la lécherait. Le corbeau enlèverait le gâteau du sacrifice, si le bâton ne protégeait pas celui-ci.

469. Que cette royauté t’ait été attribuée justement ou injustement, il ne faut pas t’en inquiéter. Jouis des plaisirs (qu’elle procure) et offre des sacrifices 11.

470. Couverts de beaux vêtements, mangeant une nourriture excellente, partageant leur demeure avec des épouses, les riches pratiquent le devoir allié au plaisir.

471. Toutes les entreprises sont certainement fondées sur l’intérêt, et l’intérêt dépend du bâton. Vois comme le bâton est respectable !

472. Ici-bas, les prescriptions du devoir ne sont faites qu’en vue de régler la marche du monde. La meilleure définition (qu’on puisse donner) du devoir, c’est que, ne nuire qu’en vue du bien, ce n’est pas nuire.