Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/64

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


440. Quelques-uns disaient : « Ce qui nous arrive pendant notre sommeil n’est pas l’œuvre guerrière des Dhritarâshtrides irrités, mais celle de cruels rakshasas.

441-442. Certes, c’est seulement à raison de l’absence des fils de Prithâ, que nous sommes (ainsi) massacrés. Le fils de Kountî, qui a pour protecteur Janârdana, ne saurait être vaincu, ni par les asouras, ni par les gandharvas, ni par les yakshas, ni par les rakshasas. Pieux, vérace, ayant ses sens domptés, rempli de sympathie pour toutes les créatures,

443. Le fils de Prithâ, Dhanañjaya, ne frapperait pas un homme endormi, ni un homme désarmé, ni (celui qui se soumet) en faisant l’añjali, ni celui dont les cheveux sont déliés et qui s’enfuit.

444. Ce traitement horrible nous est infligé par les rakshasas aux œuvres cruelles. » En parlant ainsi, de nombreux hommes se jetaient à terre.

445. Puis, bientôt, ce grand et tumultueux bruit d’hommes, dont les uns criaient et dont les autres rugissaient, s’apaisa.

446. En un instant, ô roi, la poussière qui s’était élevée, disparut, la terre étant complètement couverte de sang.

447. Ce (héros) irrité abattait par milliers les hommes terrifiés et découragés, comme (Roudra) maître des troupeaux (tue) les bestiaux.

448. Le fils de Drona broyait tous ceux qui s’étaient couchés à terre, ceux qui se tenaient accrochés les uns aux autres, ceux qui couraient, ceux qui s’étaient cachés et ceux qui combattaient.

449. Ce (brahmane), qui était à ton service, conduisait