Page:Barrès - La Colline inspirée, 1913.djvu/150

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


peine les barreaux, et sa soutane embarrassée laissait voir au-dessus de ses souliers ses grosses chevilles de paysan.

Cela fait, il se remit en prière dans l’église où la nuit tombait.

Alors un frisson mortel s’empara de chacun. À cette minute, ils sentirent qu’il y avait quelque chose de changé dans la religion du pèlerinage, et de tout cœur ils adhérèrent à cette foi inconnue. Sous ce geste décisif de leur maître, la qualité religieuse de leurs âmes se révéla, comme une terre retournée par le soc de la charrue laisse voir ses profondeurs.