Page:Barthélémy - Voyage du jeune Anarchasis en Grèce vers le milieu du IVe siècle, tome 1.djvu/6

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ii NOTICE fut dès lors connu sous la nom de l’abbé Barthélemy. Ses goûts, ses talents, son désir ardent d’ajouter à ses connaissances, tout l’appelait dans la capitale; il y vint en 1744. Gros de Boze, l’un de ces savants qui ne feraient point faire un pas à la science, mais qui en conservent dans leur tête le dépôt intact, était alors garde du cabinet des médailles à la Bibliothèque du roi. L’érudition précoce du jeune Provençal trouva grâce pour sa vive imagination auprès de cet homme positif. Boze se plut à lui apprendre la numismatique, et bientôt son élève fut en état de partager ses fonctions et ses travaux. «Il n’est pas malheureux pour moi, disait gaiement l’abbé Barthélémy, d’avoir gagné l’affection d’un homme qui met les pointe sur les i, mais qui ne met pas toujours les i sous les points. Gros de Boze mourut en 1753. Le choix qu’il avait fait de Barthélemy pour son associé le désignait au gouvernement pour son successeur: en effet l’abbé le remplaça avec un grand avantage pour la science, puisqu’en quelques années ses recherches et ses soins éclairés augmentèrent de plus du double la précieuse collection des antiques. Un voyage qu’il entreprit en Italie lui fit surtout découvrir un grand nombre de ces trésors. Le sort lui en réservait un autre dans ce pays: là commença pour lui la vive et constante attention de madame de Stainville et de son mari depuis duc de Choiseul, alors ambassadeur de France à Rome, devenu ministre, et ministre tout-puissant, peu après leur retour en France. Le duc s’empressa de prodiguer les pla-