Page:Barthe - Similia similibus ou la guerre au Canada, 1916.djvu/170

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ciliaires aux différents groupes d’immigration allemande qui en ces dernières années s’étaient échelonnés au nord du Saint-Laurent et de l’Ottawa, d’après un ordre de gradation trop symétrique pour ne pas faire partie d’un vaste complot d’ensemble dont l’esprit dirigeant ne pouvait être ailleurs qu’à Berlin.

Ces recherches avaient amené de singulières découvertes : presque partout, il y avait toute une organisation de cercles mystérieux, espèces de sociétés secrètes quasi-anarchistes, en correspondance suivie avec des centres d’action établis ça et là, tant au Canada qu’aux États-Unis, souvent même munis d’appareils de télégraphie sans fil.

Au cœur même de la grande ville de Montréal, on venait de dénicher un poste très bien aménagé de radio-conducteurs capable de percevoir les ondes hertziennes de très loin ; il avait encore tout récemment servi à échanger des signaux avec un poste correspondant de l’autre côté de la frontière américaine.[1]

  1. En 1914, un citoyen en vue de Montréal, que nous désignerons seulement par l’initiale P…, en prenant possession de sa nouvelle habitation au fond