Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/160

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GRÂCE.

Bien. (À un autre domestique qui revient du salon, un plateau en main.) Ah ! tenez, voulez-vous me prendre dans le vestibule mon manteau et mon petit sac à main…

(Il sort. Dans le salon, on entend des cris sous la musique.)

GRÂCE, (au premier domestique qui est resté en scène.)

Combien y a-t-il exactement d’ici à la gare de Compiègne ?


FRANÇOIS.

Quatre kilomètres juste.


GRÂCE.

Par la grand’route ?


FRANÇOIS.

C’est le plus court.

(L’orchestre attaque un galop. On entend la bousculade des chaises.)

GRÂCE, (au domestique qui lui apporte son manteau et le sac.)

Merci, c’est tout… je n’ai plus besoin de vous.

(Elle les congédie. Les domestiques se retirent. Grâce jette le manteau sur ses épaules, s’entoure hâtivement la tête d’une écharpe. Elle sort en courant par la terrasse, pendant que la danse débouche, à toute vitesse, dans un entraînant mouvement de rires et de cris.)

RIDEAU