Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/104

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que l’on a, en France, empêche d’embrasser l’envergure de cet homme universel. Bouguet eût été un dilettante de génie, si la vie, l’expérience, les découvertes n’avaient pas capté et spécialisé, momentanément, cet homme qui était né pour être un grand amateur distrait. L’énormité de ses trois ou quatre grandes découvertes, nous l’a ravi !… La vie humaine est trop courte ! Vous ne le croiriez pas, mais nous ne nous étions même jamais serré la main avant ce soir. J’ai appris, comme tout le monde, que Bouguet, en installant les nouveaux pavillons de l’Institut, avait tenu à remercier, dans une fête intime, les amis qui lui ont offert la médaille commémorative à propos du prix Nobel, et, pour mon plaisir personnel, j’ai accepté l’invitation… (On entend applaudir dans la salle.) Vous permettez, Monsieur…

(Il serre la main du journaliste. Les Femmes de France sortent à ce moment avec Edwige et Blondel, qui les dirige. Pélissier les accompagne.)


Scène II


Les Mêmes, BLONDEL, EDWIGE, LA DIRECTRICE, MADAME DURUY, puis MARCELLE.


BLONDEL.

Nous vous remercions encore. Vous avez dit des mots qui auraient touché toutes les féministes de France.


LA DIRECTRICE, (à Edwige.)

Madame Blondel, auriez-vous l’amabilité de me conduire jusqu’au manteau que j’ai laissé tout à l’heure chez vous. Je ne m’y retrouve pas.