Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/134

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MADAME BOUGUET.

J’espère que nous n’allons pas tarder à en faire autant. Minuit est proche.


MARCELLE.

Pas loin.


MADAME BOUGUET.

Je fais fermer les portes, de ce côté, pour indiquer aux retardataires que je voudrais bien avoir la paix. Il faut que je fasse demain matin une série d’inoculations.


BLONDEL, (arrivant du fond.)

Eh bien, je vous assure que vous avez absolument l’air de le faire exprès !… Ni le mari, ni la femme !… Les vers de ce pauvre garçon sont d’une idiotie !


MADAME BOUGUET.

Mais c’est par pudeur que je n’ai pas voulu entendre. Ça me gêne.


BLONDEL.

Allez le féliciter tout de même. Il est ému.


MADAME BOUGUET.

Qu’est-ce que je dirai ?


BLONDEL.

Dites que le dernier vers est admirable. Ça fait toujours plaisir à un poète.

(Blondel reste en scène et allume une cigarette en riant.)


Scène IX



PÉLISSIER, (son pardessus sur le bras, sort du pavillon des Blondel.)

Tiens ! vous êtes là, Blondel !