Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/140

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main, il s’assure que la persienne qu’on aperçoit est bien fermée. Puis il s’efface sur la gauche en regardant la porte. Les musiciens passent le long de l’orangerie avec leurs hottes d’instruments. Ils parlent bruyamment.) Chut ! Silence, Messieurs ! (Il écoute attentivement à la porte, mais sans entrer, puis il revient à l’avant-scène. Il regarde à nouveau la persienne du premier éclairée.) Elle éteint !

(Il se cache derrière un arbre.)


Scène XI


(Quelques instants après Madame Bouguet sort à pas précipités. Elle a l’air de s’enfuir vers le fond en ne voyant plus Blondel.)

BLONDEL.

Eh bien, je suis là… Où couriez-vous ?


MADAME BOUGUET, (arrêtée net, se retourne.)

Je ne courais pas.


BLONDEL.

Vous avez vu ma femme ?


MADAME BOUGUET.

Oui, je l’ai vue… ce ne sera rien.


BLONDEL.

Et le cachet ?


MADAME BOUGUET.

Quel cachet ?… Ah ! oui… Non, elle n’a besoin de rien. Elle dormait…


BLONDEL, (s’approchant d’elle.)

Qu’est-ce que vous avez ?


MADAME BOUGUET.

Moi, rien.


BLONDEL.

Si je vous assure… votre visage paraît con-