Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/166

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MADAME BOUGUET.

C’est ennuyeux !… (Avec impatience.) Je vais descendre, à la fin !


MARCELLE.

Maman, je t’en prie… Je comprends ton impatience, mais il vaut tellement mieux que tu demeures dans l’appartement… D’ailleurs, puisque tu as fait dire que tu étais souffrante et que tu as consigné ta porte, résigne-toi.


MADAME BOUGUET.

Consigne à laquelle personne ne croit !


MARCELLE.

Mais dont tout le monde apprécie le sentiment.


MADAME BOUGUET, (aux hommes.)

Est-il encore venu des journalistes ?


HERVÉ.

Quelques-uns. Et je vous certifie qu’on les reçoit de belles façons !


MADAME BOUGUET.

Poliment, n’est-ce pas ?… J’ai recommandé qu’on les reçoive poliment… Il ne faut froisser personne… Ce n’est pas leur faute, après tout !


TALLOIRES, (entrant.)

Madame, le directeur de l’Aube demande au téléphone s’il peut personnellement vous rendre visite vers les cinq heures. Il ne s’agit pas, dit-il, d’une interview, mais, au contraire, s’il peut vous rendre service en s’employant à arrêter la campagne de presse sur l’incident de l’Académie… (Devant le regard sévère de Madame Bouguet il s’arrête.) Je rapporte ses paroles.